Coco la cousine, le retour...
" Quelle tristesse en arrivant à Roissy ce matin. Et oui, ou sont toutes ces bouénis colorées...je me retrouve porte 11, il est 6h du matin, aucune couleur si ce n'est le gris du ciel et les traits tirés des passagers...petite consolation, je vais retrouver mes enfants.
En arrivant à Mayotte, j'ai été surprise mais finalement je m'y suis très bien intégrée et j'ai pu ainsi constater qu'en métropole, nous n'avions pas vraiment à nous plaindre. La crise ici ? et eux alors, que peut-on dire..??
Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a pas de famine et que les enfants s'amusent mieux à faire des courses de pneu que les nôtres prostrés devant leur PS3.
C'est peut-être ça la solution: enlever la nouvelle technologie car aussi étrange que ça paraisse, ils disent tous bonjour aux m'zungus.
Ce que j'ai vu restera pour moi une excellente leçon mais aussi un excellent souvenir. Merci cousin, merci cousine. Coco la cousine ".
Voici le commentaire que Coco vient de laisser sur mon blog pour nous remercier de l'avoir accueillie à Mayotte. Voici également une note presqu'entièrement faire par ses soins puisque les photos sont celles qu'elle a prises durant son séjour, à l'exception de la 3 et la 4 qui ont été prises par Pascal.
Coco cousine a donc vu en un mois les baleines, les dauphins, les tortues marines, les makis, les araignées, les blattes, les geckos mais pas les scolopendres. Y a pas de justice je vous le dit, moi...
Elle a vu les plus jolies plages de l'île, a fait du bateau pour voir de près, a fait de l' ULM pour prendre un peu de distance. Par contre, elle n'a jamais pu acheter un timbre pour ses cartes postales, fuyant la file très dense à chaque tentative de visite à la Poste...mais on lui avait dit, on lui avait dit... au fait Coco, c'est toujours vrai que c'est pareil à Poissy..??
elle a hallucinée devant le kilo de fromage blanc à 12. 45 euros, mais a été ravie du kilo de thon à 5 euros sur le marché aux pécheurs.
elle s'est fait des super copines et copains un peu partout...oui, dans les îles on parle à tout le monde parce qu'on s'en fout de ce que tu fais dans la vie, t'as une bonne bouille et on a envie de te connaître alors on te parle...
Coco a vu les cases minables et des cases plus sympas, mais plus chères aussi. Les premiers temps, elle avait du mal à croire que des familles puissent habiter dans les cases en tôle, puis s'y est faite. Elle a vu pleins de bébés lui sourire, lui tendre les bras. Ils ont un charme fou, les bébés mahorais.
Elle a acheté des fruits inconnus d'elle jusqu'alors. Comme ce fruit du jaquier vendu pour un fruit à pain, et qu'on a jeté parce que je ne savais le préparer. En fait, ça ne se prépare pas, ça se mange tel quel, mais bon...je suis nulle en cuisine, j'avais prévenu.
Et sa plus belle photo: Casse-cou qui finit sa nuit avant d'entamer sa sieste à la sortie des ÎLOTS DU NORD.
Et le mot de la fin lui appartient: elle est bonne la ganja, cette année...!!
Kaay à Mayotte pour Coco la cousine. Merci à elle
Une plage dans un jardin...
En cette fin de vacances pour Coco la cousine, nous sommes allés passer quelques jours au JARDIN MAORE, l'écolo-lodge de Mayotte.
Pascal et Coco y sont allés de mercredi à vendredi, puis Pascal m'a cédé la place de vendredi à dimanche. J'ai donc pu profiter de deux jours dans ce lieu unique.
Les bungalows sont disséminés dans un jardin tropical et donnent sur une plage" presque" déserte.
Les tortues marines y sont en nombre et on est assuré de nager avec elles dans les dix minutes qui suivent la baignade.
Pas de photo de tortue marine, hélas, mais une baignade qui vaut tout l'or du monde pour nous.
Les bungalows portent les noms exotiques des plantes qui poussent dans le jardin. Le notre s'appelle Cannelle.
La moustiquaire est maintenue par un cadre de bambou suspendu et le matelas King Size est simplement posé sur un socle de béton.
Un m'tsévé entoure les poutres de bois pour un effet plus naturel.
La tête de lit est un mur de torchis façon banga qui sépare la chambre de la salle de bain.
L'effet naturel se prolonge dans la salle de bain avec son mur de feuilles de palmes tressées et ses miroirs entourés de coquillages.
Détail, une idée à prendre.
Dans la douche, une simple échelle de bambou et de corde tient lieu de porte-serviettes. Idée déco à retenir, vous ne trouvez pas ??
Après avoir fait le tour du bungalow, je m'accorde un Planteur au bar...juste avant d'aller faire plouf avec les tortues.
Si vous me suivez, je vous montrerais le restaurant dans ma prochaine note, ainsi que les makis. Parce qu'on est venu pour ça aussi...!!
Kaay à Mayotte
Mégaptera...
Dans la semaine, nous sommes allés voir si les baleines étaient dans le coin. Oui Madame, on a des baleines à bosses, nous, ici et oui, elles sont dans le coin puisque c'est de saison.
Départ de bon matin, aux environs de 8h. Le but: chercher...et accessoirement trouver des baleines dans le lagon de Mayotte.
Il fait beau, un léger vent nous rafraîchit les joues et nous sommes 12 à scruter l'horizon dans l'espoir d'apercevoir le fameux geyser qui distingue l'animal.
Des dauphins stenelles font le spectacle.
Les stenelles sont des dauphins très joueurs.
Mais il n'y aura pas de mise à l'eau cette fois.
Corinne la cousine est aux anges, tandis que Pascal mitraille la scène. Les photos des dauphins sont les siennes. Applaudissements.
Trop de la chance: à peine sorti depuis une heure, nous apercevons notre premier cétacé du côté de Moya. Une maman et son petit qui resteront en surface de longues minutes et qui partiront un peu plus loin pour être tranquilles.
La plage du préfet dans le nord nous accueille pour le déjeuner. Cédric le capitaine nous donne une demi-heure après le repas pour nous baigner tranquillement, quand au large, il aperçoit un saut de baleine. Manu-militari, il rassemble ses troupes direction l'îlot M'tsamboro.
On va se prendre une saucée. Ah bon, tu crois ...?? meuh non, sot.
Ah si, t'as p'être raison...!!
L'eau est verte, peu profonde et on distingue bien les fonds coralliens.
Le geyser d'une petite baleine se montre. Elle est très près de la côte et se cherche un endroit pour la nuit.
Une heure après l'avoir admirée, nous levons l'ancre car il est temps de rentrer.
Super journée, comme d'hab'. Des tortues, des baleines, des dauphins, à refaire par Corinne avant qu'elle ne quitte Mayotte à la fin du mois.
Au fait, j'attends toujours vos photos de vacances pour mon concours ICI.
Bonne semaine à vous, sur ces bonnes paroles.
Kaay à Mayotte
Les ilots du nord...
Les îlots du nord de Mayotte sont un site quasi-obligé à voir quand vous faites un tour sur notre île. Et devinez quoi...je n'y avais jamais mis les pieds. Profitant du passage de Corinne-cousine, on a découvert le lieu ensemble.
D'abord, on les avait vu du ciel la semaine dernière. Admirez avec moi cette beauté naturelle. A gauche, les îlots Choisil, et à droite l'îlot M'Tsamboro.
C'est beau, c'est super, et c'est bleu. Ou vert. Turquoise en tout cas. Sur cet îlot poussent les fameuses oranges de Mayotte, celles que nous dégusterons en saison.
Les îlots Choisil un peu plus loin.
Rendez-vous sur la plage du village de M'Tsamboro ou Abdou nous attend. C'est marée basse, et on doit rejoindre la barque à moteur en traversant la plage. Mais c'est marée basse. Et c'est des coraux sur la plage. Et aïe...ça fait mal aux pieds.
Daoud le capitaine du navire se fait accompagner par Casse-cou, rasta de Pamandzi.
L'eau turquoise nous accueille pour les îlots Choisil. Des patates de corail donnent le ton, Corinne est aux anges.
On reste 30 minutes ici avant de reprendre la barque pour aller sur l'îlot M'Tsamboro. Dommage, je serais bien restée toute la journée, moi...!!
Vous seriez pas resté, vous ??
L'îlot M'tsamboro est quasi-vide et on a les plages pour nous. Pour l'instant.
Les pécheurs préparent le voulé sur la plage. Au menu, la chasse du jour: calamar ou poisson, on verra bien.
On voulait être seuls, on se retrouve à plusieurs sur la plage. Corinne a l'impression d'une île déserte, tandis que Pascal et moi avons l'impression d'être sur les Champs Elysées un 14 juillet. Pas notre truc.
On se délecte du paysage, du voulé et on plie bagage parce que la foule, ça nous gave un peu.
Le truc à faire absolument de toutes façons. Prévoir chapeau parce que pas d'ombre, bouteille d'eau parce que fait soif, et chips parce que le voulé est assez tard.
Téléphone d'Abdou: 06.39.66.36.87
Kaay à Mayotte
les p'tits nouveaux...
Nos cousins respectifs, Stéphane et Corinne, sont arrivés à quelques jours d'intervalle à Mayotte. L'une vient en vacances, tandis que l'autre vient s'installer pour deux ans comme prof de maths à Chirongui.
Deux conditions différentes de la visite de l'île, et deux visions également différentes. Voici en gros les premières impressions.
L'accueil en musique et en chants, avec colliers de fleurs de jasmin, à été très apprécié, et donne un premier aperçu de la femme mahoraise dans ses habits de tous les jours.
Mayotte construction, ou tout pousse n'importe comment. " on se croirait dans un bidonville géant..."
Un tour en ULM pour prendre de la hauteur. "c'est magnifique, on se croirait à l'autre bout du monde...." En même temps, ça tombe bien. Hé hé...!!
Les gamins cul-nu et pieds-nus dans la rue, et sur les plages. " c'est génial, ça change des gamins devant la PS3....!!"
"les plages sont superbes, mais quelle crasse...les gens aiment vivre dans les poubelles ..??"
Petit voyage en barge pour aller sur Grande-Terre. " super, génial, tu vas au boulot en bateau ..?? eh oui madame..."
Un euro le kilo de sardine, cinq euros le thon, qui dit mieux...directement de la pirogue au consommateur.
"les couleurs priment ici, éclatent à l'oeil et ça change des noirs, gris, et bruns en vigueur en métropole. Superbe..."
Stéphane cousin ne s'attendait à rien si ce n'est profiter des joies du lagon. Il rêve déjà de son prochain tour du monde, et je crois qu'il vient de trouver le bateau idéal.
Quant à Corinne cousine, sur les conseils judicieux d'une collègue qui n'a jamais mis les pieds à Mayotte, s'attendait à la modernité et aux plages de la Nouvelle-Calédonie. Mais c'est l'Afrique qui lui tend les bras pour quelques semaines.
Karibou à mon cousin qui, pour l'heure, est en train de découvrir les joies de l'administration sur notre île.
Kaay à Mayotte
l'atterrisage...
Rappelez-vous dimanche dernier, j'ai les pieds dans l'eau du côté de Pamandzi et je regarde le ciel. Et comme il est midi, je suis super bien placée pour voir le vol Air Austral de 12h atterrir.
La piste a été construite sur la barrière de corail. On voit bien la fin de la piste et le peu de manoeuvre dont dispose le pilote pour faire son demi-tour.
Cette vision est impressionnante parce qu'on avait de l'eau jusqu'au genou et qu'on pouvait presque toucher l'engin. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le bruit est parfaitement supportable. Même Mawa, la chienne qui aboie après son ombre n'a pas levé le nez de sa chasse aux crabes.
Pour ceux qui sont arrivés dimanche par ce vol, si vous avez vu deux crétins vous prendre en photo, ben...c'était pas moi.
Heu...vous auriez pu répondre à mes coucou, nan ??
Un article sur la piste de l'aéroport, avec une belle photo c'est CHEZ MICK A MAYOTTE
Kaay à Mayotte
Lagon et sable blanc...
L'avantage sur une île est que la mer est partout; donc les plages aussi. Et il suffit de faire quelques centaines de mètres en sortant de la maison pour se retrouver les pieds dans l'eau.
Celle que je vais vous montrez aujourd'hui longe toute la commune de Pamandzi. A marée basse, on peut partir du Faré et suivre la côte jusqu'à l'aéroport sans problème.
Ce matin donc, le soleil est au rendez-vous, les alizés nous rafraîchissent juste ce qu'il faut et la couleur du lagon est magnifique.
De l'eau jusqu'au genou, j'ai mitraillé le site.
Grande-Terre en toile de fond.
C'est ou l'Amérique...??
C'est pas le tout d'admirer l'horizon mais il faut aussi regarder ou on marche...
des oursins roses,c'est pas banal ça. Tu crois qu'ils font les mêmes en bleu ??
du corail...on dirait de la cervelle, beurk...beurk pour la cervelle, pas pour le corail, hein...
une coquille de moule et mon pied...magnifique...pour montrer l'échelle. Avis aux amateurs de moules: ici elles sont grosses, ouvertes et super faciles à choper.
Un bénitier. C'est ce qu'on trouve le plus facilement sur les plages de Mayotte.
Heu l'autre...pas chiche de rester des heures dans l'eau comme ça, à Quiberon...pas chiche...!!
Cette belle promenade nous a pris deux heures de notre temps, et doucement, très doucement, on a rebroussé chemin. Oui, parce que la marée montait, qu' on était en plein soleil, et que 3 kms de marche dans l'eau, ça crève son homme. C'est combien déjà une semaine de thalassothérapie en métropole ?? nan parce que chez nous, c'est gratuit.
Kaay à Mayotte
Apéro sur une île déserte...
Dans les îles, on a maintes fois l'occasion de boire un verre dans un endroit agréable: un bar sur la plage, au bord de la piscine d'un pote sympa, sous la varangue de la maison, mais on a rarement l'occasion de prendre l'apéro sur une île déserte. Complètement déserte. Dans la semaine, ma copine Flo a émit l'idée que, peut-être, ça pourrait être sympa. Parfois, elle a des traits de génie, Flo.
Rendez-vous fut donc pris auprès de SEA BLUE SAFARI pour Mt'sanga Tsoholé (comme ça se prononce). Nils Bertrand, le capitaine du navire connaît bien son coin et 45 min après le départ, nous pouvons poser nos paréos sur la plage.
Il faut une bonne conjugaison des vents et des marées pour accoster sur l'îlot de sable blanc. Et un ciel dégagé pour apprécier le coucher de soleil. On a de la chance en ce dimanche après-midi, on a tout ça réuni.
Tandis que les uns plongent dans une eau à 26°, les autres font le rapide tour de l'îlot et admirent le paysage. Admirez avec moi.
Le navire en question contient 12 personnes, en plus du capitaine. On n'est pas trop serré sur une île déserte à 13, ça le fait.
Du sable blanc, des résidus de corail, pas l'ombre d'un cocotier, voici l'endroit ou nous allons passer les quelques heures suivantes.
La table est dressée, pour accueillir l'apéritif.
Le soleil décline et le ciel se pare de teintes pastels.
Feuilles de bananiers, pétales de bougainvillée et fleurs de frangipanier rose en guise de déco de table. Les bouchons sont à la viande...
...le Planteur fait maison...
...et les samoussas au boeuf, aux légumes sont tout chauds. Il y avait des samoussas à la compote de pomme et à la poire-chocolat mais j'le jure, je voulais en laisser aux autres. Promis, la prochaine fois, je ne mange pas tout.
Des amoureux en pleine lune de miel s'isolent pour profiter de ce moment. L'endroit est idéal pour faire une déclaration d'amour, avis aux amateurs.
Du côté du soleil, les personnages se dessinent en ombre chinoise.
De l'autre, c'est pastel de bas en haut.
Le soleil décline très vite et l'horizon se teinte de rouge feu.
Ce moment est magique
Irréel.
On est tellement bien qu'il faut la vigilance du capitaine pour nous arracher à ce moment.
Le retour à la réalité crée un mini-choc. Après le silence d'un tout petit bout de sable posé au milieu du lagon, nous rejoignons la vraie vie à regret. 4 heures passées hors du temps qu'on se promet de refaire.
Pour 50 euros par personne, on a passé un moment magique. Sea Blue Safari propose un apéro coucher de soleil à 150 euros avec Champagne et foie gras, ainsi que le service individuel à la place du buffet. Et le mois prochain, c'est un de mes anniversaires. Commence à faire des économies, mon chéri, parce que j'adore le foie gras.
D'autres photos de M'Tsanga Tsoholé ICI
Kaay à Mayotte
Plage de Trévani...
Aujourd'hui, je vous emmène à la plage de Trévani, dans le nord de Mayotte.
La plage est déserte aujourd'hui vendredi, mais il y a plus de monde le week-end.
Un beau catamaran attend au soleil que je gagne au Loto.
Nous aussi, on a des marées basses. Même qu'elles sont hautes, après.
L'image même de l'exotisme, les cocotiers couchés. Pour vous, rien que pour vous parce que nous, on a l'habitude.
Mouais...on a beau avoir l'habitude, on reste scotché devant la beauté de la nature.
Dans la prochaine note, je vous parlerais de l'hotel Trévani, ses bungalows, sa piscine et son restaurant.
Bon week-end à tous
Kaay à Mayotte
Les deux îles...
Mayotte est composée de deux îles: Petite-Terre et Grande-Terre. L'aéroport se trouve sur la petite et en arrivant, c'est donc celle-ci que vous verrez en premier.
Traitons donc aujourd'hui des avantages et inconvénients des deux îles.
- sur Petite-Terre, on est proche de l'aéroport et ça parait bête, mais quand on rentre de voyage, il est appréciable de n'avoir qu'un taxi à prendre pour rentrer à la maison. En même temps, pour rejoindre Grande-Terre, les touristes adorent prendre la barge, afin de s'immerger immédiatement dans les couleurs locales.
- quand on a de la visite, il y a deux minutes de route à faire pour aller chercher les visiteurs à l'aéroport. Et on voit l'avion arriver. On l'entend aussi. Oui, on l'entend.
- Il y a beaucoup de militaires sur Dzaoudzi et la vision des camions verts de la gendarmerie dans les rues des villages est courante. De même que les légionnaires faisant leur jogging le matin sur le Bd des Crabes. Sur Grande-Terre, vous pouvez parcourir des kms sans voir le moindre véhicule kaki.
- si on a l'impression au début d'arriver dans un pays en guerre, un petit Dzaoudzi-Kinshasa, il est en fait beaucoup plus rassurant de savoir qu'il y aura toujours quelqu'un pour vous venir en aide en cas de problème. Et, avec tout ces militaires sur Dzaoudzi, il y a nettement moins de vols, de cambriolages et de clandestins sur Petite-Terre. Heu...nettement moins ne veut pas dire Pas du Tout, attention.
- les plus belles plages sont sur Grande-Terre, aussi il nous faut barger pour aller voir les merveilles de Mayotte.
- quand on veut faire du shopping, c'est sur Grande-Terre qu'il faut aller. Et il faut barger. Et si c'est exotique au début, c'est casse-pied à la fin. Pour une journée passée à Bouéni, dans le sud de l'île, il faut compter une demi-heure de plus que les grand-terriens avant de pouvoir faire plouf dans l'eau. La même chose le soir, on ne reste pas, on va rater la barge...
- L'eau est potable au robinet sur Petite-Terre, tandis qu'il vous faudra une carafe munie d'un filtre pour pouvoir la boire sur Mamoudzou. En théorie du moins, parce qu'en pratique, on s'habitue à tout. Notre note de flotte ne sera pas la même non plus puisque sur Dzaoudzi, c'est l'eau de mer dessalée qui arrive dans les tuyauteries, tandis que sur Grande-Terre, il s'agit de l'eau issue des réserves de Combani. L'eau de mer est donc moins chère, puisqu'il n'y a pas de réservoir à prévoir.
- on nous traite, nous, habitants de Petite-Terre, de bourgeois du 16e. Et on a raison. Non pas que nos salaires soient plus élevés, mais quand EDM (Électricité de Mayotte) prévoit des coupures "pour cause de surcharge d'énergie électrique", on est beaucoup moins touché que LES AUTRES. La cause: M'sieur le Préfet ainsi que toutes les huiles des Armées habitent sur Dzaoudzi. Et il est très gênant pour ces messieurs de se passer de clim' au dîner. Donc, EDM coupe volontiers le reste de l'île pour éviter le crash mais évite au maximum de toucher à Petite-Terre. Évite ne veut pas dire qu'on n'est jamais coupé, mais on y est beaucoup moins souvent et moins longtemps que Mayotte toute entière.
- Il y a peu de baobabs, de bangas, et pas du tout de maki sur Petite-Terre. Et j'aime bien les makis. Et quand je veux en voir, je dois barger et donc, je n'en vois pas souvent parce que j'ai la flemme de barger. En plus, j'en ai marre d'avoir la flemme. Je profite donc de cette note pour m'insurger haut et fort contre ce fait avéré et prie instamment le pouvoir en place de m'amener immédiatement quelques makis dans mon jardin, parce que j'en ai besoin pour prendre quelques photos. S'il vous plaît. Merci.
- Petite-Terre est petite, comme son nom l'indique. 3 kms de long sur 1.5 de large, et donne l'impression d'habiter dans un village. C'est bien, c'est sympa, c'est convivial et ça donne l'impression d'être en vacances toute l'année. Problème: on ne peut pas roter sans que tout le monde sache ce qu'on a mangé hier soir...de la potée au chou, pourquoi...et Radio-Cocotier marche à fond. En même temps, Radio-Cocotier fonctionne très bien sur toute l'île donc on n'est pas mieux loti que vous à ce niveau.
- quand il pleut, les taxi-mens ne sortent pas leur auto sur Petite-Terre. Oui, la pluie, ça mouille. Aussi, c'est justement le jour ou vous en avez le plus besoin que vous vous taperez le trajet à pied. Et j'ai vu, on a tous vu il y a peu, des touristes aller à l'aéroport A PIED sous une pluie battante parce qu'il n'y avait pas de taxi à la sortie de la barge pour les y amener. Les taxis font grève aujourd'hui et bloquent une partie de l'île de Mayotte, ls ont certainement raison sur bien des points, mais qu'ils n' oublient pas que leur fonction première est d'amener les clients d'un point à un autre en toute sécurité. Conclusion: les taxis de Petite-Terre sont des snobs qui préfèrent rester au chaud à la maison plutôt que de salir leur tas de boue. Des snobs ou des cons, allez savoir...
Pour toutes les raisons que je viens d'évoquer, il semblerait que Petite-Terre soit plus calme que Grande-Terre. Encore que pour juger correctement, il me faudrait expérimenter les deux. Avis donc à tous les habitants de Grande-Terre qui voudront bien me dire ce qu'ils pensent de ce point de vue et me dire pourquoi ils ne voudraient surtout pas barger pour habiter chez nous. Je rajouterais au besoin un PS pour donner plus de poids à mes arguments.
Bon week-end à tous
Kaay à Mayotte













































































































