au coeur des bambous...
En prenant la route entre Bandraboua et Sada, on passe dans un coin de forêt tropicale, ou les essences diverses se cotoient. Les bananiers se mèlent aux palmiers en tous genres et les bambous dominent tout ce petit monde de leur superbe hauteur.
Le son envoutant du vent qui passe entre les feuilles, le bruit du frottement des bois les uns contre les autres, tout est fait pour se sentir paisible au milieu d'une forêt de bambous.
Au même titre que le cocotier, le bambou est considéré comme un arbre de vie dans les pays tropicaux. On en utilise toutes les parties, et il sert à de multiples usages. Habitations, meubles, objets de décoration, le bois est très répandu et à Mayotte, on construit l'ossature des bangas avec le bois du bambou.
A la maison, je me sers d'une tige de bambou ramassée sur la plage pour maintenir mes volets en place et un tronçcon coupé en deux dans le sens de la largeur me permet de ranger mes brosses à cheveux.
Dans toutes les îles qu'on visite, on essaie toujours de consacrer quelques heures à la visite d'un jardin botanique. En Martinique, LE JARDIN BALATA ou on allait souvent pour y voir les plantes à des stades différents de maturité.
LE JARDIN BOTANIQUE à Deshaies en Guadeloupe nous a enchanté il y a quelques années pour la beauté de son site et la grande diversité des plantes répertoriées.
Au mois de juin, à l'île Maurice, nous sommes allés voir LE JARDIN PAMPLEMOUSSE et sa superbe bambouseraie. Mais si les jardins botaniques offrent une promenade très agréable, rien ne vaut une balade en pleine nature et de tomber sur une bambouseraie naturelle.
De nombreux pays nous offrent la possibilité de nous régaler de ce spectacle à peu de frais.
Ici, l'engrais est naturel, la pousse se fait sans la main de l'homme, et c'est d'autant plus beau qu'on ne sait jamais ou la forêt se termine....
Pour le plaisir des yeux, je vous mets toutefois un site internet GARDENBREIZH qui répertorie toutes les bambouseraies de France et de Navarre. Les Bretons auront notés le nom bien de chez nous qu'on aurait du mal à associer aux bambous, et pourtant, il démontre que le bambou s'adapte à presque tous les climats.
Kaay à Mayotte
Un week-end au vert....
En arrivant au village de Bouéni, il faut prendre la direction de M'zouazia, puis celle de N'Gouja. On a réservé à l'hotel sur la plage et un bungalow nous attend. La moustiquaire est tendue autour du lit, et des pétales de fleurs d'hibiscus sont éparpillés sur le drap. Bienvenue...!!
Les affaires ne sont pas encore déballées qu' un grognement distinct nous attire sur la terrasse .Les makis viennent nous souhaiter eux aussi la bienvenue et Pascal sort immédiatement les bananes du sac, tandis que je charge mon appareil-photo. Ils viennent de partout, on les voient sauter d'arbres en arbres....pourquoi on n'a pas pris plus de fruits...??
Les bananes ne font pas long-feu, et on sort les pommes. Les makis, fructivores, adorent ça....!!
Certains effrontés prennent le fruit directement dans la main quand ils estiment qu'on ne leur donne pas assez vite.
Ce petit lémurien à face de renard joue à cache-cache avec Pascal tandis que je le prends en photo. Des photos, mais surtout un film vidéo; je n'en perds pas une miette.
L'après-midi passe très vite, et la nuit tombe vers 18H. Les makis partent au coucher du soleil et il est temps de prendre le petit pont de bois pour nous rendre au restaurant.
Le lendemain, on profite du jardin tropical, avec ses manguiers, frangipaniers, pamplemoussiers, orangers...
...en allant prendre le petit déjeuner au restaurant. Pain grillé, crèpes, beignets, le tout accompagné de jus de fruits, café et thé. Pour ma part, je reste une heure à déguster un thé vert au jasmin; il me semble qu'il n'y a pas meilleur endroit pour ça...
Il se met à pleuvoir, le jardin sous la pluie est superbe, et il flotte dans l'air un mélange suave des différentes essences tropicales qui le compose.
On reste l'après-midi sur la terrasse, à regarder les makis venus chercher leur repas...
...et à buller, parce qu'on est venu pour ça.
elle est méfiante mais elle finira par s'approcher. La gourmandise est plus forte que la peur.
Evidemment, je n'ai plus de batterie pour mon numérique, alors Pascal prend la relève avec l'argentique. L'important finalement, ce n'est pas la qualité de l'image, l'important c'est surtout d'être là...!!
Il s'élance.....
...et il saute d'arbres en arbres pour rejoindre sa famille.
Pour nous aussi, il est temps de rentrer. On a quand même réussi à passer deux jours au bord de la mer sans se baigner, et du coup, on a raté la ponte des tortues. Mais, on reviendra...!!
Kaay à Mayotte






















