Travel Comedy...
Par définition, quand on est en voyage, on est ailleurs. C'est avec cet ailleurs que l'auteur nous réserve ses meilleures phrases, les Perles de toutes les professions du tourisme.
De la femme qui revient d'un trek en Amazonie et qui se plaint d'une invasion de fourmis dans sa tente. Du voyageur qui arrive à l'aéroport avec 3 mois de retard sur ses dates et qui se plaint parce que le chauffeur n'est pas au rendez-vous. Du couple en lune de miel qui s'ennuie à mourir sur leur île paradisiaque et qui réclame "du monde et du bruit autour d'eux...".
Les petites phrases du personnel naviguant, super strict habituellement mais qui se lâche de temps en temps tel ce commandant de bord qui annonce après le décollage " notre compagnie possède quelques unes des meilleures hôtesses au monde...hélas, aucune d'elles n'est à bord ce soir..."
Ce petit livre est à mourir de rire, et je me suis retrouvée sur la barge pliée en deux à la lecture d'une de ses perles.
On lit les mots du timide, du naïf, du crétin de base, du gros beauf', du peureux, du pseudo-aventurier...et on ne peut s'empêcher de se moquer d'eux. Le bon plan à deux dollars la nuit, nous, on aurait tout de suite capté que c'était un hôtel de passe...ppff...!!
Pourtant, il y en a deux ou trois que je n'ai pas trouvé drôle. Sans doute que ma réaction aurait été la même dans leur situation. Faut jamais oublier qu'on est toujours le con de quelqu'un.
Toutefois, je garde dans un coin de ma tête deux super perles entendues il y a quelques années:
En Martinique, un couple de touriste s'étonne auprès de moi de ce que les Martiniquais "ils parlent bien français, hein, on ne croyait pas..." du tac au tac, je leur réponds: "ben oui, ils l'ont appris comme vous, à l'école..."
Et une copine qui devait faire le trajet Paris-Pointe-à-Pitre me demande "à quel moment dans l'avion je dois changer d'heure sur ma montre. A cause du décalage horaire, tu comprends..." Toutes les 20 min, faut changer toutes les 20min. Super compliqué, surtout quand tu dors, mais tu dois te réveiller pour changer l'heure. Ou ne pas dormir. Super compliqué. Bon voyage...".
J'ai dit que c'était une copine ?? nan, je m'ai gourrée: c'était une connaissance. Juste une connaissance.
Travel Comedy. Miguel Cotton. Ed. Grands Voyageurs.
Kaay à Mayotte
Latitude Zéro...
J'ai vu des enfants naitre et des hommes mourir. J'ai longé des fleuves et escaladé des montagnes. J'ai connu la paix et vécu la guerre. J'ai éclaté de rire et pleuré toutes les larmes de mon corps. J'ai éprouvé la joie, la déception, la tristesse, la peur de mourir, l'euphorie et le désespoir.
On dirait une chanson de Francis Cabrel, mais ces paroles sont celles de MIKE HORN, explorateur professionnel comme il se décrit lui-même. Son credo: tenter (et réussir) ce que personne n'a jamais fait avant lui.
Il rit, il pleure, ll a chaud, il a froid. Et j'ai peur avec lui, froid en même temps que lui. Mike Horn est un Dieu parce qu'il ose faire ce qu'on ose à peine réver.
Dans Lattitude Zéro, son but est de faire le tour du monde sans jamais s'écarter de la ligne de l'équateur. Il traverse ainsi les pays et les océans à vélo, à pied, en pirogue ou à bord d'un trimaran baptisé Latitude Zéro.
Son périple débute au Gabon d'ou il rejoint le Brésil à bord de son trimaran. L'Aventure commence ainsi, alors que Mike Horn n'a navigué en tout et pour tout que sur le Lac Léman pendant 3 jours. Il fera donc ses armes de navigateur en direct-live sur l'Atlantique.
Puis, il traverse l'Amazonie à pied et en pirogue, ou il lui arrive moults aventures, bonnes ou mauvaises. Comme la fois ou il doit traverser le territoire des narco-trafiquants en Colombie ou encore quand un serpent le mord et qu'il reste alité quatre jours de suite, au beau milieu de la forêt tropicale.
Sur la côte pacifique, il rejoint Latitude Zéro pour affronter le plus grand des océans. Direction Sumatra, en passant par les Galapagos, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles de Halmahera, Sulawesi, Bornéo. Il fera face à un cylone en plein mer, à des guerriers extrémistes sur une île, à une tornade sur une autre qui lui détruira au passage une partie de son matériel.
Il passe par les Maldives pour rejoindre le continent africain, la Somalie étant la porte d'entrée de l'Afrique sur la ligne de l'équateur.
Le Kenya, l'Ouganda, la République Démocratique du Congo, et enfin le Gabon qui termine la boucle de son périple. Il voit ainsi la famine ravager le continent et les guerres intestinales entre tribus ethniques différentes. Il en profite aussi pour escalader le Mont Kenya, traverser le Lac Victoria en pirogue toujours dans le but de ne pas s'écarter de la ligne imaginaire de l'équateur.
Mike Horn nous explique tout, ne nous cache rien. Les liasses de dollars payées aux douaniers cons et bornés pour passer d'un état à un autre, les deals avec les trafiquants de tous pays pour sauver sa vie, mais aussi l'entraide spontanée dont l'être humain est capable. Il a aidé une femme à mettre son bébé au monde, a accompagné les dernières heures d'un villageois qui se mourrait tandis qu' une tribu lui a offert le gite et le couvert le temps d'une nuit.
Il nous donne des conseils: comment traverser le fleuve Amazone sans se faire dévorer par les pirahnas, comment choisir l'arbre qui accueillera le hamac pour la nuit afin de se protéger des jaguars, comment semer des poursuivants mal intentionnés dans une forêt primaire.
J'aime son écriture; elle est solide tout comme lui. Pas de fioritures, seulement les mots essentiels pour décrire une situation. Cela ne l'empêche pas de nous fournir maints détails qui ont leur importance. Si un jour je me retrouve dans une situation de survie, je trouverais la réponse dans un coin de mon cerveau pour l'avoir lu "quelque part". Enfin, j'espère.
Pour l'heure, je souffre de la mini-déprime qui suit immanquablement à chaque fois que je dévore une histoire qui me prend les tripes. Je suis vidée, un peu comme si j'avais parcouru moi-même ce tour du monde et je vais attendre deux ou trois jours avant d'entamer une nouvelle histoire.
Et, pour les curieux, un article très complet sur Mike Horn CLIQUEZ ICI si vous voulez en savoir plus.
Kaay à Mayotte
Chasseurs d'épices...
J'inaugure ce soir une rubrique Lecture, qui sera plus ou moins axée sur les îles. Toutes les îles. J'aime les histoires de pirates et les histoires qui se passent sur les îles. La mer sera le vecteur de cette rubrique, de l'hémishère nord à l'hémisphère sud. J'essaierais du mieux que je peux de vous faire partager mes coups de coeur et vous prie d'être indulgent sur mon sens de la critique.
Je commence cette série avec l'histoire du botaniste du Roy, Pierre Poivre qui a eu une vie pour le moins mouvementée.
Né à Lyon, d'une famille de modestes commerçants, il entre chez les missionnaires de la Croix-Rousse mais s'aperçoit vite que ce n'est pas son truc. L'Aventure avec un grand A, voilà à quoi il rève. Il part en Chine pour évangéliser Canton et Macao, mais se fait renvoyer par ses supérieurs.
Il embarque sur un navire de la Compagnie Française des Indes Orientales et, dans la bataille contre un navire anglais, perd la main droite d'un coup de boulet de canon. Il est débarqué à Djakarta et découvre les plantations de muscadiers et girofliers. Les épices sont alors une richesse fabuleuse, valant bien plus que l'or.
Pierre Poivre se met en tête d'acclimater ces épices sur l'Ile de France, future Ile Maurice, alors possesion française.
L'auteur, Daniel Vaxelaire, nous fait partager les aventures de Pierre Poivre, des déceptions jusqu'à l'anoblissement de l'émissaire par Louis XV, en passant par l'amour de sa vie, Françoise Robin. Le livre commence par l'histoire des épices, la convoitise des différentes royautés européennes qui se partageaient le monde, les nobles batailles et les coups bas, pour arriver à l'histoire même du botaniste.
De Macao à Batavia, du Timor à l'île Bourbon, de Guernesey à l'Ile de France, Chasseurs d'épices nous mène à travers les océans et nous pose quelques instants au Jardin Pamplemousse, à l'apogée des aventures de Mr Poivre.
Ce livre sent la mer, les épices, la sueur et le sang des batailles navales. Il nous donne envie de (re)voir le Jardin Pamplemousse, et la Maison Euréka à Moka. Il nous raconte la Compagnie des Indes et les Mascareignes, les gouverneurs et les pirates, les roitelets et les paysans, le courage des uns et la lâcheté des autres.
Bonne lecture à vous.
Kaay à Mayotte
Mayotte Mag...
Vous commencez à être habitué, je vous parle tous les deux mois de Mayotte Mag, le magazine de Mayotte.
Pour faire simple, on a deux magazines sur l'île: les Naturalistes de Mayotte éditent tous les trois mois un numéro consacré à la faune et la flore de notre île. La qualité du papier, des photos et des textes en font un véritable magazine à ajouter à sa bibliothèque.
Et le deuxième est Mayotte Mag, le petit nouveau. Le format poche est idéal, le prix pas trop élevé, et toute la famille y trouve son compte: des traditions mahoraises, des escapades, des recettes, des tests et des jeux, ainsi que la visite d'une île de l'océan indien à chaque numéro. Ce mois-ci, Madagascar avec Diego-Suarez est à l'honneur avec des photos superbes de la région, des adresses et des bons plans.
Dans ce numéro, on apprend aussi qu'il est possible de faire du surf en sortant à peine du lagon. Rien de comparable aux spots d'Hawaï, d'Australie, d'Afrique du Sud ou de la Réunion, mais quand même, on a des vagues qui permettent de pratiquer ce sport extrème. L' inconvénient est que, le site étant derrière la barrière de corail, il est nécessaire d'avoir un ami sympa qui accompagne le surfeur avec son bateau et qui le regarde s'éclater de loin. L'avantage est cette impression d'explorer des spots quasi-vierges avec l' impression d'être seul au monde.
Le magazine nous emmène à la découverte d'une commune de Mayotte à chaque numéro. Ce mois-ci, Dembéni est à l'affiche avec l'histoire du village et de ses habitants.
Et, pour la première fois, des maxi-coupons de réduc' à présenter chez les commerçants de l'île. Toujours bon à prendre, même si les miens dorment consciencieusement dans mon portefeuille.
Enfin, toujours les époustouflantes photos de la faune sous-marine pour les trouillards comme moi qui n'osent pas s'aventurer à plus de deux mètres du rivage.
J'ai eu l'occasion de rencontrer le couple fondateur du magazine lors d'une soirée chez des amis, et je leur ai dit tout le bien que je pensais de leur bébé. Il nous manquait une revue comme celle-ci à Mayotte et depuis l'année dernière c'est chose faite. Je m'étais imaginé des gens de mon âge et ils ne dépassent pas la trentaine, à ce qu'il me semble.
Rendez-vous donc au mois de juillet pour le numéro 6..
Kaay à Mayotte
Mayotte Mag...
Le numéro 4 de Mayotte Magazine est sorti et il y a plusieurs articles intéressants, comme toujours..
Guy Monnot, professeur de SVT et accessoirement le mari de ma copine Joanna, a écrit un article sur la biodiversité de l'île et y ajoute des photos superbes de maki, roussette et de héron au bord de l'eau.
Un article sur les requins que l'on peut trouver dans le lagon: requin-tigre et pointes blanches. Ne flippez pas, ils ont plus peur que vous..!!
Et j'ai gardé le meilleur pour la fin. Un article sur Labattoir, le village ou j'habite sur Petite-Terre. L'auteur, Fatima Abassis, nous dit que ce village est un des plus beaux de tout l'Océan Indien. Les Seychelles, les Maldives, l'île Maurice, la Réunion, Madagascar, Zanzibar... et j'en oublie...n'ont qu'à bien se tenir. C'est nous qui avons le Prix de Beauté. Saluons au passage mon sixième sens, mon instinct qui m'a fait choisir ce village comme lieu de vie.
Mais dans mon imagination débordante, la beauté d'un village commence par un doux nom. Or, le mot même de Labattoir en refroidit plus d'un au premier abord, si je peux me permettre cette expression.
Merci tout de même à Fatima de parler de nous dans Mayotte Magazine et veuillez dorénavant me vouvouyer parce que j'habite le plus beau village devant Mafate de la Réunion. Respect donc...!!
Kaay à Mayotte
Un nouveau magazine....
Depuis quelques temps, ça bouge à Mayotte du côté de la presse. Certains partent aussi vite qu'ils sont venus, d'autres restent. Mayotte-mag est un nouveau venu, je vous présente le numéro 2. Des reportages sur l'île, ses coutumes, ses paysages, des recettes de cuisine exotiques, des présentations de boutiques à Mayotte et de très belles photos sur les sites à visiter ainsi que sur les îles voisines.
Et en page 105, une page sur les sites web " à visiter d'urgence ". Mon blog y trône en place 10. Je me suis empressée d'acheter plusieurs numéros que j'ai distribuée à la famille en métropole. Merci donc à Mayotte-mag de dire que mon blog est un des meilleurs sur Mayotte. Juste à côté de celui de Caro à Mayotte, dont je vous mets le lien ici. Plus on est de fous et plus on rit. Allez la voir, son blog est encore une autre vision de Mayotte. La vie peut-être la même, seul le regard diffère...
Kaay à Mayotte
Petite mise au point....
Il arrive assez souvent, presque tous les jours à vrai dire, qu'on me contacte directement sur ma boite email pour me demander des renseignements sur Mayotte. J'y réponds généralement avec plaisir dans la mesure du possible. Je ne connais pas toute l'île, et je suis ici pour découvrir ce qu'il me reste à connaitre. J'essaie de faire partager ce que je vois et ce que je vis, mais certaines questions que me posent les lecteurs de mon blog me paraissent "étranges ". On me demande souvent ce qu'il y a à faire sur l'île, en bateau ou en voiture, des adresses de gîtes, les randonnées qui faut faire, le temps qu'il faut pour parvenir au sommet du Mont Choungui, etc...
Il y a des jours ou j'apprécie de chercher ces renseignements sur Le Petit Futé, et, des jours ou ça m'ennuie,ou je n'ai pas l'envie ni le temps de chercher pour les autres. Je me permets donc de conseiller la lecture en premier lieu de la bible des voyageurs: Le Petit Futé Mayotte, qui donne toutes les indications sur les randonnées, les adresses et n° detél-fax des gîtes, et des idées de parcours. Et un ouvrage qui vient de sortir: 47 idées de balades et randonnées à Mayotte par Marie-Céline Moatty aux éditions Orphie.
D'autre part, j'ai mis des liens dans la colonne de gauche sur mon blog pour le site internet de l'Office du Tourisme de Mayotte, un ou deux gîtes dans le sud de l'île, ainsi qu'un lien pour des sorties en bateau sur le lagon. Merci donc de ne pas me considérer comme une agence de voyage qui se doit de préparer les vacances des autres.
Je comprends parfaitement qu'on puisse vouloir une autre vision plus "objective" de Mayotte, et à ceux-ci, je réponds avec grand plaisir. Mais je ne répondrais plus à ceux qui me demande le tarif d'une nuit à l'hôtel ou ce qu'on y sert au petit déjeuner. Merci donc de votre compréhension.
kaay à Mayotte








